jeudi 4 février 2010

Tourisme en cargo

Pour ceux et celles qui aiment les voyages peu orthodoxes, les grands espaces, les trajets hors-circuits, j'ai déniché pour vous deux textes assez intéressants sur les voyages à bord d'un cargo. Une compagnie française en a même fait son principal champs de spécialité.


Ici au Québec, le Groupe Desgagnés possède, par le biais de la compagnie Relais Nordik, un cargo mixte, le Nordik Express qui fait la liaison entre Rimouski et les villages de la basse Côte-Nord ainsi que l'île d'Anticosti. Quittant Rimouski une fois par semaine, le cargo approvisionne ces villages en biens de toutes sortes, la route maritime étant parfois le seul moyen possible pour y accéder. D'une capacité totale de 268 passagers, souvent pour un trajet court, le navire a à son bord 72 couchettes pour les passagers en croisière.


Le site Internet de la Compagnie Relais Nordik :


La fiche technique du Nordik Express :


mercredi 3 février 2010

Transport maritime aux Îles de la Madeleine : Premier voyage de la saison

Le navire CTMA Vacancier a effectué mardi sa première traversée hivernale de la saison entre les Îles-de-la-Madeleine et Souris, à l'Île-du-Prince-Édouard. Les Madelinots étaient d'ailleurs nombreux à embarquer sur le bateau.

Ce dernier apparaît de plus en plus comme une nécessité pour les insulaires. Les Madelinots utilisent le bateau pour se déplacer autant par plaisir que par nécessité. Le navire permet aussi à certains de se rendre en Nouvelle-Écosse sans effectuer un immense détour par avion vers Montréal.

En janvier, Transports Canada a accepté de financer à nouveau la liaison hivernale entre Souris et Cap-aux-Meules. Depuis l'annonce d'Ottawa, plus de 1500 Madelinots ont réservé une place à bord du navire en février et mars.

L'opérateur du navire, le groupe CTMA et le maire des Îles-de-la-Madeleine, Joël Arseneau, confirment cependant que rien n'est acquis. « Cette reconnaissance-là doit prendre la forme d'un engagement à long terme », affirme M. Arseneau.
Rappelons que le ministre fédéral des Transports, John Baird, a reconduit le projet pour un an seulement. Cela obligera les Madelinots à reprendre les négociations l'an prochain.


mardi 2 février 2010

Port de Gros-Cacouna : L'union fait la force

Le nouveau président de la Commission régionale du port de Gros-Cacouna, Gilles D'Amour, mise sur une alliance stratégique avec Baie-Comeau, Matane et Gaspé pour relancer l'activité portuaire.

Une firme spécialisée dans le transport maritime déposera prochainement un plan de développement pour les quatre ports régionaux. On s'attend à ce qu'il soit question du retour du cabotage sur le fleuve Saint-Laurent.

Selon M. D'Amour, les quatre administrations portuaires ont intérêt à travailler de concert. « Ces quatre ports-là, on est en train de se réseauter [...] et on va avoir des démarches là-dessus dans les prochains mois qui pourraient peut-être nous amener du volume ».

De son côté, le projet de débarcadère temporaire pour la traverse Rivière-du-Loup-Saint-Siméon semble maintenant écarté en raison des coûts trop élevés.

Québec envisagerait une autre solution à Rivière-du-Loup plutôt qu'à Gros-Cacouna afin d'éviter l'interruption du service prévue durant les travaux de réfection du quai de la traverse. « Nous, on n'a pas de dossier en tant que tel, il n'y a pas eu de demande et ça ne semble pas aller plus loin là-dessus. Donc, je ne suis pas convaincu qu'il y ait une demande qui se fasse à ce niveau-là », dit M. D'Amour.

Par ailleurs, la Commission régionale du port de Gros-Cacouna souhaite toujours accueillir des bateaux de croisière. Elle attend d'ailleurs à ce sujet les résultats d'une étude menée par l'Office du tourisme et des congrès de Rivière-du-Loup.


lundi 1 février 2010

Iles de la Madeleine : Des déchets à la mer

(1er février 2010) Le problème d'érosion des berges prend une tournure inhabituelle à L'Île-d'Entrée, aux Îles-de-la-Madeleine. Des tonnes de déchets enfouis depuis des années dans un dépotoir situé à proximité du port sont en effet emportés par la mer lors de tempêtes. La falaise qui est située devant le dépotoir est grugée par la mer chaque jour.


La communauté anglophone de L'Île-d'Entrée s'inquiète grandement de la situation. Bois, plastique, pièces d'automobiles et de camions : tous les déchets partent au vent, dit le pêcheur Ralph Josey.

Des citoyens anglophones de L'Île-d'Entrée craignent aussi de voir leur port de mer emporté par les vagues en raison de l'érosion de la falaise voisine. Ils ont d'ailleurs rencontré la municipalité pour faire vider le dépotoir et stabiliser la falaise.

M. Josey dit que si rien n'est fait pour tenter de sauver la falaise et le port, la communauté devra quitter les lieux.

À la recherche de solutions

En juillet dernier, la municipalité a reçu un avis d'infraction d'Environnement Québec. Or, rien n'a été fait depuis pour corriger la situation, selon un porte-parole du ministère.

Le maire des Îles-de-la-Madeleine, Joël Arseneau, dit chercher une solution à long terme avec Pêches et Océans Canada pour protéger le port. Il souhaite aussi travailler avec la Sécurité publique du Québec pour protéger la falaise.

Pour M. Arseneau, la priorité en ce moment n'est pas le port, mais bel et bien le dépotoir. « On ne veut pas que les déchets accumulés dans ce secteur-là de L'Île-d'Entrée depuis des dizaines et de dizaines d'années se retrouvent dans l'environnement. C'est la seule urgence à l'heure actuelle ».

Une patrouille municipale nettoiera le site dès cette semaine pour que les déchets ne se retrouvent plus à la mer.


Fleuve St-Laurent : Où est la glace ?

(1er février 2010) Le couvert de glace est bien mince cette année sur le fleuve Saint-Laurent. En temps normal, tout le littoral sud de la Gaspésie devrait être recouvert à cette période de l'année, ce qui est loin d'être le cas.


Alors qu'il y a un an jour pour jour, le Camille-Marcoux restait prisonnier des glaces pendant une douzaine d'heures sur le fleuve Saint-Laurent, ce scénario ne risque pas de se reproduire cette année.

« Des conditions aussi belles que ça, c'est plutôt rare oui [...] Ça fait dix ans que je suis ici et puis il y a un hiver qui ressemblait à celui-là », affirme le capitaine du traversier, Martin Saint-Pierre.

Depuis le début de la saison hivernale, la Garde côtière canadienne a effectué 200 interventions entre la région de Montréal et Terre-Neuve-et-Labrador. Il s'agit d'une centaine de moins que pour une année normale.

Si l'absence de glace est une bonne chose pour la navigation, le phénomène est en revanche dommageable pour les habitants des zones côtières. En effet, les berges deviennent vulnérables et l'érosion s'accentue lors des grandes marées.

L'absence de glace a aussi des répercussions sur les conditions météorologiques le long du littoral, souligne Lionel Hâché d'Environnement Canada. « S'il n'y a pas de glace sur l'eau, évidemment il y a plus d'humidité de disponible et ça va donner plus de précipitations », explique-t-il.


vendredi 29 janvier 2010

Journée portes ouvertes à l'Institut maritime du Québec

Visitez l'IMQ le samedi le 6 février 2010, de 13h à 17h, 53 rue St-Germain Ouest, Rimouski.



La journée portes ouvertes vous permettra d'en découvrir plus sur l'Institut maritime du Québec et les programmes, de rencontrer les professeurs et les élèves et de visiter les installations (simulateur de navigation, salles des machines, bassin de plongée, etc.)


L'Institut maritime du Québec (IMQ) est un établissement d'enseignement de niveau collégial situé à Rimouski, au Québec (Canada). L'IMQ est une composante du Cégep de Rimouski.

Fondée en 1944, cette institution est le plus important centre de formation maritime au Canada et le seul francophone en Amérique.

L'Institut possède un centre de recherche appliquée en technologies maritimes, innovation maritime, ainsi qu'un centre de formation en plongée professionnelle. Il administre également le Centre de formation aux mesures d'urgence situé à Saint-Romuald, près de Québec.

Les programmes en navigation et en génie mécanique de marine sont dispensés en alternance études-stage en mer et sont théoriquement d'une durée de 4 ans. Les programmes en technologie de l'architecture navale ainsi qu'en logistique du transport sont d'une durée de 3 ans. Le programme Plongée professionnelle est d'une durée d'un an.

Un groupe très select de cadets de l'IMQ sillonnent continuellement les mers du monde grâce à des ententes avec des entreprises de transport maritime canadiennes et étrangères.

Source : Wikipédia.org

Surpêche de la crevette : Ottawa lance un ultimatum

(27 janvier 2010) Le Canada menace de fermer ses ports aux navires de pêche des îles Féroé et du Groenland, le 15 février prochain, s'ils continuent d'ignorer les quotas de crevette dans les eaux internationales au large de Terre-Neuve.


L'Organisation des pêches de l'Atlantique du Nord-Ouest (OPANO) a fixé à 30 000 tonnes le total autorisé des captures de crevette sur le nez des Grands bancs de Terre-Neuve en 2010.

Le Canada a droit à 83 % de ce quota global. Les autres pays membres de l'OPANO se partagent le reste. « Pour les îles Féroé et le Groenland, le total était de 334 tonnes », précise Alain Belle-Isle, de Pêches et Océans Canada.

Insatisfait, le Danemark, propriétaire de ces îles, a fixé son propre quota dans la zone de pêche dite 3 L. « Ils se sont donné un quota de 3101 tonnes, soit dix fois plus que ce que l'OPANO avait conclu », affirme M. Belle-Isle.

Le Danemark avait fait la même chose en 2004. Le Canada avait alors répliqué. « Les ports avaient été fermés en décembre 2004 jusqu'au printemps de 2008 », rappelle Alain Belle-Isle.

Les ports canadiens avaient été rouverts juste avant la reprise de pourparlers pour régler ce différend, mais les négociations ont échoué.

Nous avons essayé sans succès d'obtenir le point de vue du Danemark.
En 2004, les autorités danoises réclamaient une plus grande part du quota de crevette puisque ses pêcheurs avaient été les premiers à avoir pêché cette espèce sur le nez des Grands bancs de Terre-Neuve.

Certification écologique : Des pêcheurs de homard sont inquiets

(26 janvier 2010) Les pêcheurs de homard de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine estiment que le moment est mal choisi pour parler de certification écologique.


Même s'ils ne s'opposent pas à l'exigence de critères de qualité reconnus entre autres par le Marine Stewardship Council de Londres, les pêcheurs se demandent néanmoins qui payera la note pour l'application de la certification écologique.

Aux prises avec d'importantes baisses de revenus, ils se demandent en effet de quelle façon ils pourront payer les frais liés à l'écocertification.

Selon le Regroupement des pêcheurs du sud de la Gaspésie, le pesage à quai, qui deviendra obligatoire, coûtera une fortune. Les pêcheurs de homard débarquent leurs captures dans 25 quais dispersés sur quelque 600 kilomètres de côtes. Or, il leur faudra embaucher et payer 25 personnes pour peser leurs captures.

« Les pêcheurs de homards gaspésiens ne sont pas contre le pesage à quai, ils sont dans l'impossibilité de le payer. Alors, ça, ça fait toute une différence dans le monde là », affirme le directeur général du Regroupement, O'Neil Cloutier.

Du côté des Îles-de-la-Madeleine, les pêcheurs de homard croient qu'il n'y a pas que la certification écologique à considérer. Selon le directeur de l'Association des pêcheurs propriétaires, Léonard Poirier, la traçabilité est aussi importante et efficace pour qualifier le produit.

« Ça fait appel à l'intégrité des aliments, surtout les grandes chaînes du Québec, qui peuvent facilement reconnaître nos efforts, puisqu'ils sont faits, en dehors de ce processus long et peut-être coûteux », explique-t-il.

Les pêcheurs gaspésiens proposent d'installer un système informatisé à bord des bateaux pour avoir une idée approximative du volume de homard capturé. Toutefois, cela ne suffira probablement pas à répondre aux normes de la certification écologique.


Phoques du Groenland : Des milliers de bêtes près des côtes

(26 janvier 2010) Les habitants de la région de Gaspé se disent étonnés ces jours-ci par la présence nettement supérieure à leurs observations habituelles de milliers de phoques du Groenland près des côtes.

Selon Véronique de la Chenelière, du Réseau québécois d'urgence pour les mammifères marins, l'absence de glace au large du golfe du Saint-Laurent expliquerait en partie ce mouvement.

Chaque année, la migration hivernale des phoques du Groenland entraîne les populations plus au sud, dans le golfe ou l'estuaire du Saint-Laurent. Cette fois, les mammifères se sont cependant rapprochés davantage.

Cette présence plus marquée de phoques s'est amorcée à la mi-décembre.

Le Réseau québécois d'urgence pour les mammifères marins évalue à près de 7 millions de têtes le troupeau de phoques du Groenland.



Site historique de la Pointe-au-Père : Des bâtiments à l'abandon

(27 janvier 2010) À Rimouski, la Corporation du site historique maritime de la Pointe-au-Père s'inquiète de l'état d'abandon de quatre bâtiments et du phare, qui appartiennent à Parcs Canada. L'agence fédérale, qui n'a pour seule présence depuis 30 ans qu'une affiche, semble avoir oublié ses quatre bâtiments et surtout le phare.


« On pensait qu'avec le 100e du phare l'an passé, on aurait pu avoir une restauration du phare, mais ça n'a pas été le cas », déplore le directeur du site, Serge Guay. Les fenêtres des quatre autres bâtiments sont quant à elles pourries et l'eau menace leurs structures.

Face à l'urgence de la situation, Serge Guay fonde beaucoup d'espoir dans la rencontre qu'il aura dans quelques semaines avec les représentants de Parcs Canada.

M. Guay coordonne avec quatre employés permanents un budget de fonctionnement d'environ un million de dollars. La Corporation est propriétaire du musée de l'Empress of Ireland, de l'Onondaga et de son bâtiment d'accueil, où elle vient d'installer son administration.

Conséquemment, le directeur du site historique estime ne plus être obligé de payer une redevance à Parcs Canada pour chaque visiteur. « On a décidé de faire nos propres bureaux, d'être propriétaires, alors on a quitté les bâtiments de Parcs Canada. Alors, l'entente qu'on avait annuellement, on veut la modifier pour ne plus avoir à donner cette redevance-là, qui était une espèce de loyer déguisé », dit M. Guay.

Avec l'exposition du sous-marin Onondaga, la Corporation, qui anime depuis une trentaine d'années le site historique maritime de la Pointe-au-Père, embauchera 35 personnes lors de la prochaine saison estivale.

Source : http://www.radio-canada.ca/regions/est-quebec/2010/01/27/004-pointeaupere_abandon_batiments.shtml